2019-09-18

Considérant que le système capitaliste et colonialiste ont menés à la crise climatique actuelle ;

Considérant que beaucoup de ressources naturelles se trouvent sur des terres autochtones et que les personnes opprimées par le genre seront les plus touchées par les politiques extractivistes ;

Considérant que les actions individuelles ne sont pas suffisantes pour mettre un frein à la crise ;

Considérant que pour endiguer la crise actuelle il faut une transformation radicale de nos industries et notre modèle économique ;

Considérant que le mouvement étudiant a un rôle politique à jouer dans la lutte écologique ;

Considérant les milliards de tonnes de glace ayant fondu de l’Arctique cet été, soit 197 milliards au Groenland en juillet seulement, menant à une hausse du niveau des mers.

Considérant les feux massifs en Amazonie, qui à elle seule emmagasine 14% des réserves mondiales de CO2 mondial ;

Considérant que le jour du dépassement, c'est-à-dire le jour où nous avons consommé autant que ce que la Terre peut produire en un an, a eu lieu le 29 juillet, et que ce jour, chaque année, survient de plus en plus tôt ;

Considérant que la sixième extinction de masse est en cours, que des douzaines d’espèces sont, nouvellement, en voie d’extinction chaque jour ;

Considérant que d’ici 2100, un nombre important de pays (Inde, Bangladesh, Chine, Qatar, etc.) deviendront partiellement ou totalement invivables dû à la hausse du niveau des mers ou à l’augmentation des températures (pouvant atteindre à certains endroits 77°C) ;

Considérant que le monde s’est déjà réchauffé d’environ 1 °C et que selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), il est indispensable de limiter ce réchauffement à 1,5 °C, mais que la trajectoire de réchauffement projetée d’ici 2100 à partir des engagements pris à la COP 21 est de 3 °C ;

Considérant que l’inaction politique en matière de changements climatiques ne se traduit pas uniquement en nombre d’espèces en voie de disparition ou d’écosystèmes contaminés, mais qu’elle se matérialise en millions de morts (sept millions causées par la pollution de l’air, chaque année selon l’OMS), nous parlons bien aujourd’hui d’un véritable génocide climatique se déroulant sous nos yeux.

 

Que l’AFELC UQAM prenne part à la mobilisation Planète en grève (Earth Strike) en déclenchant une grève pour le climat le 26 et 27 septembre 2019 ;

Que l’AFELC UQAM demande à la direction de l’université d’être solidaire de cette prise de position pour le climat ;

Que l’AFELC UQAM prenne tous les moyens nécessaires pour appuyer la lutte contre la crise environnementale ;

Que l’AFELC UQAM organise des activités et des actions politiques en lien avec la lutte contre la crise climatique ;

Que l’AFELC UQAM invite toute la communauté de l’UQAM pour qu’elle se mobilise et participe à la manifestation mondiale du 27 septembre ;

Que l’AFELC UQAM réitère son mandat faveur de la décroissance et en faveur de la destruction du capitalisme en tant que moyen de sauvegarde de l’environnement ;

Que l’AFELC UQAM organise une escalade des moyens de pression en vue d’une campagne de grève pour l’environnement conjointement avec les mouvements nationaux de lutte environnementale;

Que l’AFELC UQAM prenne le 26 septembre 2019 comme journée de grève pour faire de la sensibilisation sur les enjeux environnementaux.

Que l’AFELC UQAM dénonce la réappropriation de la lutte par les institutions d’enseignement qui veulent faire taire la contestation populaire en annulant les cours du 27 septembre.

QUE l'AFELC-UQAM prenne position publiquement en faveur de la campagne de la planète s’invite à l’université et d’extinction rébellion.