2019-04-12

Considérant le mandat Boycott, Désinvestissement et Sanction (BDS) adopté par l’ASSÉ en 2008, par le SÉtuE le 21 février 2017, par l’AFESPED et l’AFESH le 23 février 2017et par l’ADEESE le 21 septembre 2017 ;

Considérant la dimension coloniale de l’établissement de l’État d’Israël et de l’ensemble de ses politiques à l’égard des Palestinien.ne.s ;

Considérant la discrimination systématique des habitant.e.s « arabes » possédant la nationalité israélienne au sein de la juridiction israélienne qui les relèguent au statut de citoyen.ne.s de seconde zone ;

Considérant les violations persistantes du droit international par Israël depuis 1948 et ce, en dépit des décisions de la Cour internationale de Justice et des résolutions des Nations Unies à son encontre ;

Considérant les cinq millions de réfugié.e.s palestinien.ne.s recensé.e.s par l’agence onusienne UNWRA, à qui l’État d’Israël nie tout droit de retour, ne respectant pas la résolution 194 des Nations Unies ;

Considérant  l’occupation militaire de la Cisjordanie et de Gaza depuis 1967, la construction  de murs transformant ces régions en prisons à ciel ouvert, la construction de colonies « sionistes », les exactions quotidiennes de l’armée israélienne à l’égard des civil.e.s palestinien.ne.s et les crimes de guerre commis lors des diverses opérations ; Considérant que le traitement infligé aux Palestinien.ne.s par l’État d’Israël peut et doit être analysé comme un apartheid systémique ;

Considérant que le gouvernement canadien joue un rôle important dans le maintien de l’apartheid israélien, de l’occupation et de la colonisation en appuyant inconditionnellement les politiques du gouvernement israélien et la persistance de la coopération du gouvernement québécois avec le régime d’apartheid d’Israël ;

Considérant l’appel au boycott lancé le 9 juillet 2005 par plus de 170 organisations palestiniennes à la société civile internationale ;

Considérant que la campagne BDS (Boycott Désinvestissement et Sanction) prend de plus en plus d’ampleur au niveau international ;

Considérant la multiplication des tentatives d’interdire le mouvement BDS de la part des gouvernements occidentaux, notamment du gouvernement canadien ;

Considérant la victoire remportée en 1991 lors de la lutte pour abolir l’apartheid en Afrique du Sud au moyen de diverses formes de boycotts, désinvestissements et sanctions ;

Considérant que l’UQAM joue un rôle  dans le maintien de l’apartheid israélien, de l’occupation et de la colonisation en collaborant, entre autres académiquement, avec des universités israéliennes ;

 

Que l’AFELC-UQAM affirme sa solidarité avec les luttes d'autodétermination des Palestiniennes et Palestiniens ;

Que l’AFELC-UQAM adopte un mandat BDS en s’engageant à appuyer la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions ;

Que l’AFELC-UQAM dénonce l’apartheid israélien et la complicité des gouvernements canadiens et québécois et de l’administration municipale de la Ville de Montréal avec l’État d’Israël ;

Que l’AFELC-UQAM s’engage à appliquer activement un boycott académique et culturel  en faisant notamment pression sur les instances uqamiennes pour faire cesser toute collaboration avec les institutions et entreprises participant à la colonisation de la Palestine ;

Que l’AFELC-UQAM fasse la promotion d’une collaboration plus accrue entre l’UQAM et les universités et institutions palestiniennes ;

Que l’AFELC-UQAM encourage les autres associations et les autres instances de l’UQAM à  adopter des mandats BDS.