2018-04-04

CONSIDÉRANT que tout travail honnête mérite rémunération, et ce, même lorsque ce travail professionnel est effectué dans un contexte éducationnel ;

CONSIDÉRANT que beaucoup d'étudiantEs doivent déjà vivre dans une précarité très difficile ;

CONSIDÉRANT que la charge de travail imposée par les cours obligatoires en période de stage réduit radicalement le nombre d'heures rémunérées qu'une personne étudiante peut réaliser pour subvenir à ses besoins ;

CONSIDÉRANT qu'une campagne de sensibilisation et de revendication sur la rémunération des stages a cours depuis de nombreuses années, notamment en psychologie et en éducation, et qu'elle s'étend plus récemment à l'ensemble des programmes comprenant des stages ;

CONSIDÉRANT la pertinence de coaliser les différents programmes et groupes qui militent pour la rémunération de tous les stages, dans toutes les disciplines et tous les niveaux d'études afin de mettre de l'avant et d'étoffer cette revendication ;

CONSIDÉRANT que la non-rémunération des stages en milieu étudiant, qui caractérise surtout les domaines d'études majoritairement féminins en opposition à ceux majoritairement masculins où les stages sont beaucoup plus souvent rémunérés, s'inscrit dans une division sexuelle du travail inégalitaire et oppressive qui confine certaines tâches (éducation, soins, travail social) dans la catégorie des activités non productives et contribuent à l'exacerbation du travail invisible ainsi qu'à l'exploitation économique et sociale;

 

QUE l'AFELC-UQAM se positionne en faveur de la rémunération de tous les stages par le gouvernement ;

QUE l'AFELC-UQAM se positionne en faveur des groupes et organismes œuvrant dans cet objectif ;

QUE l'AFELC-UQAM prenne position publiquement en faveur de la campagne CUTE pour la rémunération de tous les stages ;

QUE l'AFELC-UQAM se joigne à la Coalition montréalaise pour la rémunération de tous les stages ;

QUE l'AFELC-UQAM signe la déclaration commune en faveur de tous les stages publiés lors de la Global Interns Day.