2020-03-11

Considérant que le Canada a un passé colonial, qui a impliqué des crimes contre l’humanité à l’égard des peuples des Premières Nations;

Considérant que des violences coloniales sont encore à ce jour perpétrées à l’égard des peuples des Premières Nations au Canada;

Considérant que le camp Unist’ot’en est une ré-occupation depuis 2010 du territoire non cédédes des Wet’suwet’en où plusieurs projets extractivistes souhaitent se développer;

Considérant que Coastal Gas Link/TransCanada souhaite construire un pipeline de 670 km transportant du gaz de schiste passant sur le territoire des cinq clans de la nation Wet’suwet’en;

Considérant que les cinq clans de la nation Wet’suwet’en ont rejeté les projets de pipeline sur leur territoire et qu’ils n’ont pas donné leur consentement de manière libre et informée à Coastal Gas Link/TransCanada pour mener des travaux sur leurs terres;

Considérant que la GRC tente de démanteler le camp Unist’ot’en pour permettre le passage du pipeline Coastal Gas Link/TransCanada;

Considérant que les Premières Nations ont le droit à l’autodétermination en vertu de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et de Anuk Nu'at'en (lois Wet'suwet'en );

Il est proposé que:

Que AFELC-UQAM dénonce toute tentative du Coastal GasLink Pipeline, du gouvernement fédéral, du gouvernement provincial ou de la GRC de porter atteinte aux droits des Unist’ot’en d’occuper, de gérer ou d’entretenir leurs terres.

Que AFELC-UQAM demande que toutes les mesures prises par le gouvernement fédéral et provincial, l'industrie et les services de police soient conformes à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et à “ Anuk Nu'at'en (lois Wet'suwet'en ) et titre collectif ”

Que AFELC-UQAM s’engage  à soutenir les défenseurs des terres de première ligne du camp d’Unist’ot’en et affirme le droit à la gouvernance héréditaire collective des Wet'suwet'en qui appliquent les lois de Wet'suwet'en sur leurs terres non cédées.