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CONSIDÉRANT les mandats historiques de l’AFELC contre le racisme, le sexisme, le classisme, la transphobie, etc;

CONSIDÉRANT les propositions dénonçant et rejetant le sexisme, le racisme, l’homophobie, la transphobie et toute autre forme de discrimination pouvant porter atteinte aux membres de l’AFELC au sein de l’UQAM et dans la société en générale;

CONSIDÉRANT les mobilisations actuelles entourant le racisme systémique;

CONSIDÉRANT par ailleurs le refus du premier ministre du Québec et d’une bonne partie de l’élite politique de la province d’admettre l'existence du racisme systémique malgré lesdites mobilisations;

CONSIDÉRANT les mobilisations qui ont lieu actuellement dans d’autres universités montréalaises, mais plus largement canadiennes, contre la reproduction de ce système de domination violent;

CONSIDÉRANT que l’utilisation de termes violents découlant de l’histoire coloniale du continent s’inscrit dans un continuum de violences symboliques et matérielles et que la simple utilisation de ces mots peut porter atteinte à l'intégrité des personnes concernées

CONSIDÉRANT les nombreux cas recensés récemment de propos racistes et vexatoires tenus par le personnel enseignant lors de cours et considérant leur refus d'écouter le malaise des étudiant.es;

CONSIDÉRANT que ce type de pratique crée un environnement hostile aux études pour des étudiant.es issu.es de groupes marginalisés;

CONSIDÉRANT le rapport de pouvoir inégal maintenu entre le personnel enseignant et les étudiant-e-s, dont bénéficient le personnel enseignant et les directions de programmes, et duquel découlent choix académiques et contenu de cours sans considération des critiques émises par plusieurs groupes marginalisés;

CONSIDÉRANT la politique 42 telle que révisée qui stipule que « l’Université reconnaît sa responsabilité d’assurer un milieu d’études exempt de toute forme de harcèlement et veille à ce qu’aucune forme de harcèlement ne soit tolérée, quelle qu’en soit la source » et qu’il y est indiqué que « L’Université reconnaît que le harcèlement est majoritairement dirigé à l’endroit de certains groupes. Il s’agit notamment des femmes, plus particulièrement lorsque leur vécu se situe à l’entrecroisement de plusieurs formes de discrimination, des personnes issues des minorités sexuelles ou de genre, des communautés racisées ou ethnicisées, des communautés autochtones, des étudiantes, étudiants internationaux, ainsi que des personnes en situation de handicap. L'Université s’engage donc à tenir compte de leurs besoins spécifiques.» ;

QUE l’AFELC dénonce l’instrumentalisation de la liberté d’expression et de la liberté académique pour défendre des propos oppressifs, diffamatoires et violents à l’égard de communautés subissant déjà les violences du racisme systémique;

QUE l’AFELC coorganise une campagne de mobilisation au courant de l’année 2021 portant sur le racisme systémique et ses différentes dimensions avec d’autres associations étudiantes, groupes étudiants ou organismes;

QUE l’AFELC répertorie les cas de personnel enseignant ayant des propos et comportements discriminatoires, dans l’optique d’entreprendre des démarches par la suite afin de soutenir les étudiant.es victimes de propos oppressifs;

QUE l’AFELC encourage ses membres à rapporter les cas de propos discriminatoires, harcelants ou vexatoires à la personne responsable à l’éducation inclusive et/ou à la personne responsable aux affaires académiques de L’AFELC, qui les aideront;

QUE l’AFELC continue de dénoncer les discours oppressifs sous toutes leurs formes;

QUE l’AFELC exige de l’UQAM prenne ses responsabilités en ce qui concerne le maintien de conditions propices à l’enseignement en appliquant la Politique 42 aux propos et comportements discriminatoires de certains membres du personnel enseignant dans le cadre de leurs fonctions;

QUE l’AFELC encourage les autres associations étudiantes à se doter d’un mandat semblable.

2021-02-02

Considérant que le Café Tasse-toi a demandé et a reçu son indépendance faisant suite à une assemblée générale et la signature d’un contrat de cession.
Considérant que le conseil d’administration précédent n’a pas informé le conseil d’administration actuel du café du contrat de cession signé en conformité avec la décision de l’assemblée générale du 1er février 2017;
Considérant que le Café Tasse-toi vit des problématiques liées à la gestion et la finance du café ;
Considérant que les membres du conseil d’administration actuel du café Tasse-toi ont fait appel à l’AFELC afin de les aider ;
Considérant que les ventes du café ne peuvent assurer l’opérationnalité du Café Tasse-toi comme le concluent le conseil d’administration actuel du café lors de différentes rencontres avec le conseil exécutif de l’association;
Considérant que le conseil exécutif de l’AFELC a décidé de fermer le café Tasse toi le 7 décembre 2020 ;
Considérant que les dettes du café Tasse toi sont importantes et qu’une grande partie de ces dettes
Considérant que les dettes du café Tasse toi sont importantes et qu’une grande partie de ces dettes sont avec Revenu Québec et l’Agence du revenu du Canada et que la corporation n’a pas la liquidité pour les payer;
Considérant que la situation actuelle du café ne relève pas spécifiquement de la responsabilité des membres du CA et que les conséquences et les représailles pourraient avoir un impact sur les personnes dans leurs vies personnelles et professionnelles ;
Considérant que la situation actuelle ne relève pas d’une mauvaise fois ou d’une volonté de frauder le café de la part du conseil d’administration;
Considérant que la majorité des personnes représentantes du conseil d’administration du Café Tasse toi sont des personnes membres de l’AFELC;
Considérant que l’AFELC-UQAM a la responsabilité d’aider et de protéger ses membres selon ses capacités et ses limites;
Considérant que l’AFELC est considéré comme assumant certaines responsabilités dans l’entente tripartite, entre l’UQAM, le café et l’association
Considérant que les Services à la vie étudiante informeront et dirigeront les différents créanciers vers l’association étudiante de langues et de communication afin de payer les dettes du Café Tasses toi.
Considérant que le conseil exécutif a déjà accordé un prêt sans intérêt de 700$ au Café Tasse-toi;
Considérant que l’assemblée générale du 12 avril 2019 a accepté de retirer des statuts et règlements les liens entre l’Association et le Café;
Considérant que cette décision doit venir de l’Assemblée générale.
IL EST PROPOSÉ QUE :
· L’AFELC effectue un don pour payer les dettes du Café Tasse toi jusqu’à concurrence de quinze mille dollars (15 000 $) ;
· L’AFELC effectue les paiements nécessaires aux créanciers au nom du Café Tasse-toi comme intermédiaire pour acheminer des fonds entre des tierces parties sans aucune obligation légale autre que celle de payer la dette;
· Le Café Tasse-toi conserve leur responsabilité corporative envers leurs créanciers; sans toutefois reprendre les responsabilités entourant ses paiements ;
· L’AFELC-UQAM exige du Café Tasse-toi d’arrêter toutes ses activités et à dissoudre leur lettre patente au Registre des entreprises et que cette dernière informe l’association du résultat de la demande de dissolution;
· L’AFELC produise un contrat avec le Café Tasse toi afin de déterminer les clauses du remboursement de cette dette et d’assurer que les exigences de l’Assemblée sont respectées par le café ;
· L'AFELC soutienne le Café Tasse-Toi dans leurs démarches administratives visant la fermeture du café ;
· En cas de problèmes avec la fermeture, le café puisse émettre une nouvelle proposition lors d’une prochaine assemblée générale ;
· Le conseil d’administration du Café Tasse-toi décide de céder l’ensemble des actifs du café en conservant toutes les responsabilités civiles contractuelles et extracontractuelles qui seraient associées aux actifs cédés ;
· L’AFELC se donne le droit de refuser en partie ou en totalité les actifs du Café si les responsabilités civiles contractuelles ou extracontractuelles du Café pourraient être transférable à l’Association;
· L’AFELC reprenne l’emplacement prévu pour le nouveau Café Tasse-toi dans le pavillon V comme emplacement pour activités étudiantes non-commerciales, excluant des activités événementielles;
· L’AFELC puisse ouvrir un nouveau Café étudiant que s’il entreprend une étude de faisabilité produite par un comité ad hoc dont la composition sera décidée par l’assemblée générale spéciale convoquée à cet effet.

2021-02-02

Considérant la logique d’accumulation et de course à la productivité néolibérale ambiante dans nos sociétés ;
Considérant que cette logique exerce des pressions d’autant plus fortes dans les institutions universitaires pour qu’elles embrassent une logique productiviste aveugle, qui s’inscrit en opposition avec leurs missions d’éducation, de recherche et de diffusion des savoirs ;
Considérant le ton alarmiste lors de la dernière allocution publique de la rectrice sur la situation financière de l’UQAM, le recrutement, la nécessité de réformer nos modes de « gouvernance », le nécessaire allègement de nos procédures institutionnelles de décision ainsi que ladite « crise » uqamienne ;
Considérant les nombreuses attaques à l’encontre, depuis les deux dernières années, de nos institutions démocratiques, paritaires et représentatives, notamment par la création de tables de concertation sur lesquelles ont siégé des personnes non désignées par leurs unités d’appartenance, donc non tenues par un devoir de reddition de compte ;
Considérant les trop nombreuses rencontres informelles durant la même période qui, d’une part, contournent les instances décisionnelles et, d’autre part, manquent de la transparence qu’exige la reddition de compte, notamment par l’absence de procès-verbaux permettant le suivi des dossiers ;
Considérant que l’urgence ne peut et ne doit en aucun cas être un cadre décisionnel ni le moteur des réformes ;
Considérant les multiples attaques à l’encontre de la démocratie étudiante, au sein de notre institution comme en dehors ;
Considérant les multiples mesures pour reporter de façon détournée la charge financière sur les portefeuilles étudiants et qui constituent des augmentations masquées des frais de scolarité ;
Considérant que les pressions faites en faveur de l’augmentation des cotisations étudiantes aux SVE sont conditionnelles au maintien du panier de service ;
Considérant l’inaccessibilité des états financiers détaillés des SVE pour les cinq dernières années malgré les demandes répétées ;
Considérant que les cadres de l’UQAM (incluant les cadres du SVE) se sont accordé·e·s une augmentation de salaire de 1,6 % et qu’il est alors inconséquent de prétexter un manque budgétaire;

Que l’AFELC-UQAM dénonce les attaques néolibérales systémiques contre l’éducation, la recherche et la pensée critique ;
Que l’AFELC-UQAM dénonce le ton alarmiste de l’administration qui normalise des volontés de réformes antidémocratiques ;
Que l’AFELC-UQAM dénonce la délégitimation par l’administration des principes démocratiques, de reddition de compte et de transparence de l’UQAM, qui marquent son identité sous couvert de soi-disant nécessités de changements ;
Que l’AFELC-UQAM rappelle que les modalités de fonctionnement, tout comme les structures institutionnelles de l’UQAM, ont été, depuis sa fondation il y a 50 ans, mises en place et pensées afin d’assurer à notre communauté et à notre institution un fonctionnement démocratique, représentatif, inclusif et transparent ;
Que l’AFELC-UQAM dénonce une énième précarisation de la population étudiante et se refuse à la surfacturation cachée des frais étudiants ;
Que l’acceptation de la hausse des cotisations soit conditionnelle au fait :
Que les SVE s’engagent à couper au moins un poste de cadre;
Que l’AFELC-UQAM reconnaisse qu’elle ne peut se positionner sur la hausse des cotisations aux SVE sans avoir les informations complètes et que toute décision sur cette hausse est conditionnelle à l’accès aux états financiers détaillés des années précédentes ;
Que les SVE se dotent, comme par le passé, d’un budget propre et qu’il ne soit plus inclus au budget large de l’UQAM, de façon à ce qu’il puisse y avoir un suivi des dépenses et revenus, le tout dans un but d’une plus grande transparence face à la façon dont sont dépensées les cotisations de nos membres;
Que le budget des SVE soit entériné par l’instance du CVE;
Que les SVE soient financièrement redevables envers le CVE;
Que soit ajouté à la politique 32 de l’UQAM à l’article 13.2 (En plus des droits définis à l'article 13.1, l'Université accorde à l'association étudiante ainsi reconnue :) l’alinéa suivant : VI - la liste des cours de la faculté.

2020-03-11

Considérant que la CEVES est le mouvement étudiant le plus large pour la lutte environnementale et sociale au Québec en rassemblant des groupes du secondaire, cégep et université;

Considérant que la CEVES a déjà prouvé sa capacité à mobiliser le Québec en appelant à la grève le 15 mars et 27 septembre 2020, en plus d’avoir aidé à l’organisation des plus grandes manifestations de l’histoire du Québec;

Considérant que la CEVES a une revendication claire aux gouvernements :
« la CEVES demande au gouvernement la mise en place d’un plan d’urgence pour la justice climatique aux paliers gouvernementaux provincial, fédéral et municipal ainsi qu’aux établissements d’enseignement, aux entreprises privées et publiques et à la société civile, en collaboration avec le Front commun pour la transition énergétique et la CEVES, et que ce plan soit basé sur sept principes de justice sociale et climatique. »


Considérant que la CEVES est une organisation nationale démocratique basée sur des principes de démocratie directe;

Considérant que la CEVES est constituée d’associations et de groupes environnementaux/sociaux étudiants de partout au Québec.


Il est proposé que:
L’AFELC-UQAM appuie les activités et les instances de la CEVES.

2020-03-11

Considérant la montée des mouvements radicaux xénophobes et racistes, tant au Québec qu’ailleurs dans le monde;
Considérant que le droit a, par le passé et encore aujourd’hui, participé activement à la discrimination systémique raciste et que la loi 21 s’inscrit dans cette dynamique;
Considérant que le nombre de crimes haineux visant des communautés religieuses, notamment les communautés musulmanes, est en très forte hausse depuis les dernières années au Québec;
Considérant que la loi 21 sur la laïcité du gouvernement Legault vise l’exclusion de personnes ayant des croyances et confessions religieuses, majoritairement de femmes, de la fonction publique et parapublique;
Considérant que le racisme d'État et les oppressions structurelles qui en découlent sont inacceptables;
Considérant que la loi ne fait qu’alimenter la division, la haine, et en particulier l’islamophobie, et participe à la normalisation de la discrimination des femmes musulmanes déjà marginalisées;
Considérant que les femmes voilées immigrantes ont étés orientées par les Centre d’immigration vers les emplois d'enseignantes et d’éducatrices et qu’il y a pénurie d’employé.es dans ces domaines;
Que l’AFELC UQAM s’oppose ouvertement à la loi 21 sur «la laïcité» du gouvernement Legault;
Que l’AFELC UQAM affiche publiquement sa solidarité avec les personnes concerné.e.s;
Que l’AFELC UQAM encourage ses membres à prendre part aux actions et activités de réflexion contre ladite loi;
Que l’AFELC UQAM informe ses membres qui subiraient des discriminations découlant de la loi de leurs recours possibles et accompagne ces personnes visé.es dans leurs démarches.
Que l’AFELC UQAM invite ses membres à porter des macarons «contre la loi 21» en solidarité avec les personnes visé.e.s par la loi.
Que l’AFELC UQAM soit constamment en contact avec les organismes communautaires qui travaillent avec ce dossier, sans parler à leur place.

2020-03-11

Considérant que le syndicalisme de lutte fait partie de principes fondateurs de notre association étudiante;
QUE l’AFELC-UQAM renouvelle son soutien au SPPEUQAM, SEUQAM, SPUQ, SÉTUE, syndicat de la coop UQAM et syndicat de la fondation de l’UQAM;
QUE l’AFELC-UQAM, dès le moment où l’un des syndicats susmentionnés annonce l’utilisation de la grève comme moyen de pression, soit en grève pour un maximum de 2 jours et qu’une assemblée générale spéciale soit convoquée dans les plus brefs délais pour prendre position sur un prolongement de grève et réfléchir aux moyens d’actions de solidarité;
QUE AFELC-UQAM encourage ses membres à ne pas franchir les lignes de piquetage;
QUE L’AFELC UQAM réitère son mandat adopté le 18 février 2015 et déjà réitéré le 1er février 2017 :
« QUE, dans le cas où un blocage de l’UQAM est organisé par un des syndicats de l’UQAM, l’AFELC soit en grève.
QUE, dans le cas d’un déclenchement de grève d’un syndicat de l’UQAM de deux (2) jours et moins,
QUE l’AFELC entre en grève pendant ces journées de grève.
QUE, dans le cas d’un déclenchement de grève d’un syndicat de l’UQAM de plus de deux (2) jours, qu’une assemblée générale de déclenchement de grève soit convoquée dans les trois (3) jours ouvrables suivant l’annonce de cette dite grève. »

2020-03-11

Considérant que le Canada a un passé colonial, qui a impliqué des crimes contre l’humanité à l’égard des peuples des Premières Nations;
Considérant que des violences coloniales sont encore à ce jour perpétrées à l’égard des peuples des Premières Nations au Canada;
Considérant que le camp Unist’ot’en est une ré-occupation depuis 2010 du territoire non cédédes des Wet’suwet’en où plusieurs projets extractivistes souhaitent se développer;
Considérant que Coastal Gas Link/TransCanada souhaite construire un pipeline de 670 km transportant du gaz de schiste passant sur le territoire des cinq clans de la nation Wet’suwet’en;
Considérant que les cinq clans de la nation Wet’suwet’en ont rejeté les projets de pipeline sur leur territoire et qu’ils n’ont pas donné leur consentement de manière libre et informée à Coastal Gas Link/TransCanada pour mener des travaux sur leurs terres;
Considérant que la GRC tente de démanteler le camp Unist’ot’en pour permettre le passage du pipeline Coastal Gas Link/TransCanada;
Considérant que les Premières Nations ont le droit à l’autodétermination en vertu de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et de Anuk Nu'at'en (lois Wet'suwet'en );
Il est proposé que:
Que AFELC-UQAM dénonce toute tentative du Coastal GasLink Pipeline, du gouvernement fédéral, du gouvernement provincial ou de la GRC de porter atteinte aux droits des Unist’ot’en d’occuper, de gérer ou d’entretenir leurs terres.
Que AFELC-UQAM demande que toutes les mesures prises par le gouvernement fédéral et provincial, l'industrie et les services de police soient conformes à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et à “ Anuk Nu'at'en (lois Wet'suwet'en ) et titre collectif ”
Que AFELC-UQAM s’engage à soutenir les défenseurs des terres de première ligne du camp d’Unist’ot’en et affirme le droit à la gouvernance héréditaire collective des Wet'suwet'en qui appliquent les lois de Wet'suwet'en sur leurs terres non cédées.

2020-03-11

Considérant la présence de plusieurs groupuscules identitaires lors des évènements visant à contester les mesures anti-migratoires ;
Considérant l’agressivité des membres de ces groupuscules ;
Considérant l’exacerbation de l’insécurité des personnes déjà marginalisées par la présence de ces groupuscules ;
Que l’AFELC UQAM prenne les mesures nécessaires pour accompagner les personnes qui pourraient faire l’objet de violence de la part de ces groupuscules ;
Que l’AFELC UQAM dénonce la montée en puissance de ces groupuscules, ainsi que toutes leurs tentatives de noyautage et d’intimidation.
Que lors d’organisation d’événements ou d’activités en lien avec ces enjeux, que l’on assure qu’il y ait des personnes présentes pouvant assurer la sécurité des participant.e.s.

2020-03-11

Considérant les expériences vécues violentes dans les centre de détentions ou les prisons pour personnes migrantes qui ont étés portées à notre attention;
Considérant que cette prison est une façade à un système violent d’emprisonnement et de déportation, qui maintient des gens enfermés dans des cages et en déchirant des familles et des communautés;
Considérant que les frontières forment un aspect essentiel de la suprématie blanche au Canada autant que globalement;
Considérant que les frontières canadiennes et les prisons sont nécessaires pour maintenir l’état colonial,
Considérant que les vagues de migration présentes et à venir représentent les résultats des déplacements créées par l’impérialisme, le néocolonialisme, et le capitalisme mondiale auxquelles le Canada participe activement,
Considérant que le Canada et le Québec vient une croissance dangereuse de l’extrême droite, que les gouvernements provinciaux et fédéraux veulent augmenter le nombre global de déportations, et que la CAQ a été récemment élu avec une plateforme xénophobe,
Considérant que les prisons sont des institutions de contrôle et de répression qui soutiennent les systèmes oppressifs décrit ci-haut et que ceux et celles qui y sont enfermés subissent des séparations importantes de leur familles et communautés, un manque d’accès aux services de santé, et même souvent la mort,
Considérant que, dans ce contexte, le gouvernement Canadien a récemment commencé la construction d’une nouvelle prison pour migrant.e.s à Laval, et que les architectes principaux du projet sont basés à Montréal ;
Considérant notre besoin, en tant que communautés, de résister à la création de nouvelles prisons, de continuer à nous battre pour la dignité et la libération des personnes incarcérées, ainsi que de supporter et célébrer leurs efforts de résistance,
Que l’AFELC UQAM prenne position contre la construction de la nouvelle prison ainsi que les centres de détention de migrant.es et les prisons en général et soutienne matériellement la lutte contre la gouvernements provinciaux et fédéraux veulent augmenter le nombre global de déportations, et que la CAQ a été récemment élu avec une plateforme xénophobe,
Considérant notre besoin, en tant que communautés, de résister à la création de nouvelles prisons, de continuer à nous battre pour la dignité et la libération des personnes incarcérées, ainsi que de supporter et célébrer leurs efforts de résistance,
Que l’AFELC UQAM prenne position contre la construction de la nouvelle prison ainsi que les centres de détention de migrant.es et les prisons en général et soutienne matériellement la lutte contre la nouvelle prison,
Que l’AFELC UQAM s’oppose aux prisons et aux centres de détentions pour personnes migrantes;
Que l’AFELC UQAM informe davantage la population de la réalité de ces centres de détention et des prisons pour personnes migrantes en diffusant massivement le site de stopponslaprison.info, https://www.solidarityacrossborders.org/en/ , PRAIDA
Que l’AFELC UQAM s’engage à soutenir activement, et de manière récurrente, la manifestation de bruit du nouvel An ;

2020-03-11

Considérant que l’AFELC UQAM défend une société sans frontières, solidaire et inclusive ;
Considérant que les systèmes canadiens et québécois d’immigration sont hautement restrictifs et discriminatoires, en particulier pour les personnes provenant de pays anciennement colonisés ou sous-tutelle, et que leur statut migratoire reste précaire;
Considérant que le gouvernement Legault, depuis son élection en 2018, a mis de l’avant la loi sur la déréglementation de l’industrie du taxi, le projet loi 9 sur l’immigration adopté sous bâillon, le projet de loi 21 sur la “soi-disant” laïcité de l’État et qu’il persiste aujourd’hui dans son attaque avec la modification au Programme expérience québécoise (PEQ), ainsi que le fameux “test des valeurs”, participant donc à la (re)production et à la normalisation des discriminations systémiques;
Considérant que ces modification réglementaires et juridiques s’attaquent en particulier à l’autonomie des personnes identifiées comme femmes, dans leurs possibilités d’emploi, de choix de domaines d’étude ainsi que de possibilité d’immigration, et participent ainsi à la reproduction du système patriarcal;
Considérant que la réforme de l’immigration s’inscrit dans une dynamique conservatrice et réactionnaire renforçant un système à deux vitesses dans un climat toxique des discours haineux, anti-migratoires et xénophobes qui gangrènent actuellement la société québécoise ;
Considérant les discours fallacieux d’arrimage au marché et ses impératifs qui visent à enrayer la recherche fondamentale, ainsi que la diffusion et l’avancement de la pensée critique qui, historiquement, a été le moteur des gains politiques et sociétaux sur lesquels reposent nos sociétés aujourd’hui;
Que l’AFELC UQAM s’oppose ouvertement et fermement aux politiques anti-migratoires xénophobes du gouvernement ainsi qu’à ses dérives identitaires;
Que l’AFELC UQAM dénonce la décision du gouvernement de vouloir aller de l’avant avec une remouture de la réforme d’immigration ainsi que sa décision de maintenir l’ajout d’une liste de programmes d’éducation permettant l’accès au PEQ;
Que l’AFELC UQAM se positionne contre une vision utilitariste de l’immigration qui réduit la valeur de personnes souhaitant participer à notre société à leur simple force de travail;
Que l’AFELC UQAM se positionne contre la vision réductrice de la mission de l’éducation et des études supérieurs qui, pour notre gouvernement, n’a de valeur que si elle sert à produire des travailleuses et travailleurs et non plus à faire avancer la connaissance, la recherche et plus globalement, la société;
Que l’AFELC UQAM dénonce une énième attaque contre l’immigration et les minorités au sein de notre société ainsi que contre la recherche fondamentale, la pensée critique, ainsi que l’accessibilité aux études supérieures;
Que l’AFELC UQAM encourage ses membres à prendre part aux actions et activités de réflexion contre les politiques anti-migratoires et xénophobes du gouvernement;
Que l’AFELC UQAM encourage les autres associations étudiantes, syndicats et autres groupes à se doter d’un mandat identique;
Que l’AFELC UQAM soutienne et diffuse les moyens de pression entrepris par les différents groupes de pression et invite ses membres à y prendre part, et qu’elle se solidarise avec leurs revendications;
Que l’AFELC UQAM fasse les démarches nécessaires pour inviter toutes et tous à être solidaires, à refuser une division qui participe, encore une fois, aux hiérarchies fallacieuses au sein de nos sociétés et à refuser tout compromis, surtout sous forme de clauses orphelines;
Que la mobilisation se fasse dans une logique de contestation large contre les politiques xénophobes, anti-migratoires et misogynes du gouvernement;
Que l’AFELC UQAM s’oppose à tout plafond du nombre d’immigrants admis.

2020-03-11

Considérant que le projet GNL comporte un pipeline de 782 kilomètres de long de l’Abitibi au Saguenay, une usine de liquéfaction du gaz naturel à l’embouchure de Saguenay et des méthaniers de 300 mètres de long pour transporter le gaz à l’international ;
Considérant que les deux entreprises américaines qui portent le projet ne suivent pas les recommandations de la Société des opérateurs internationaux de pétroliers et de terminaux de gaz (SIGTTO);
Considérant qu’entre 2000 et 2012, près de 400 incidents impliquant des pipelines ont été dénombrés au Canada;
Considérant que le Gaz Naturel Liquéfié (GNL) est classé par l’ONU au répertoire des matières dangereuses et assujetti comme tel aux lois de Transport Canada;
Considérant que le projet GNL générerait 46 millions de tonnes de CO2 par an, ce qui correspond aux émissions de GES de 10 millions de voitures et qu’il doublerait le trafic maritime dans le Fjord du Saguenay;
Considérant que le projet GNL aurait des impacts internationaux sur l’augmentation des émissions de gaz à effets de serre;
QUE l’AFELC se positionne contre l’entreprise écran GNL Québec, son entreprise Gazoduq et son projet Énergie Saguenay;
QUE L’AFELC se positionne contre tout nouveau projet d’extraction gazier ou pétrolier qui prendraient place au Québec ou au Canada et demande donc un moratoire sur ceux-ci.

2020-03-11

Dans le cadre de cette grève, de cette lutte et des luttes luttes futures et passés de l’AFELC.
Que l’AFELC réaffirme son principe de solidarité des luttes.
Que l’AFELC réaffirme son soutien à la complémentarité et la diversité des tactiques.

2020-03-11